Quand on se met au pilotage, l'erreur la plus fréquente est de vouloir tout mesurer. Résultat : un tableau de bord à quarante indicateurs que personne ne lit, donc sur lequel personne ne décide. Il ne sert à rien.
La bonne question n'est pas « qu'est-ce que je peux mesurer ? », mais « qu'est-ce qui va changer une décision ? ». En général, la réponse tient en huit à dix chiffres.
La structure que nous utilisons
- En haut, la trésorerie : solde à date, prévision à trois mois, encours client et fournisseur. C'est le seul bloc qui doit se voir sans faire défiler.
- L'activité : chiffre d'affaires du mois et cumulé, comparé à l'an passé et au budget.
- La marge : par activité ou par famille de produits. C'est le bloc le plus souvent absent, et le plus utile.
- Les hommes : effectif, masse salariale, absences.
- Les alertes : trois lignes maximum, en français, sur ce qui doit être traité ce mois-ci.
Une page. Mise à jour le 10 du mois. Lue en dix minutes.
Ce format n'a rien de sophistiqué, et c'est justement sa force : il est lu, donc il sert à décider. C'est le socle de tous les tableaux de bord que nous construisons pour nos clients.