Deux entretiens, deux logiques
L'entretien annuel d'évaluation porte sur la performance : objectifs, résultats, qualité du travail. Il n'est pas imposé par la loi — il découle le plus souvent d'un accord collectif ou d'un usage dans l'entreprise.
L'entretien professionnel, lui, est une obligation légale. Il porte sur les perspectives d'évolution du salarié et ses besoins de formation. Il doit se tenir tous les deux ans, et donner lieu tous les six ans à un état des lieux récapitulatif du parcours.
Ce que coûte la confusion
Mélanger les deux exercices dans une même réunion « fourre-tout » revient, juridiquement, à n'avoir pas tenu l'entretien professionnel. Un état des lieux non réalisé peut coûter cher — et le sujet ressort en général lors d'un contentieux prud'homal ou d'un contrôle, c'est-à-dire au pire moment.
Ce n'est pas de la bureaucratie : c'est de la sécurité juridique, et elle se met en place en une demi-journée.
Le dispositif que nous mettons en place
- Un tableau de suivi par salarié, avec les dates d'entretiens réalisés et les échéances à venir (2 ans, 6 ans).
- Deux trames distinctes, une par type d'entretien, pour ne plus jamais mélanger les sujets.
- Un rappel automatique deux mois avant chaque échéance, pour planifier sereinement.
Ce suivi s'intègre naturellement dans la gestion RH que nous assurons pour nos clients : registres à jour, échéances anticipées, et des entretiens qui redeviennent ce qu'ils doivent être — un moment utile pour le salarié comme pour le dirigeant, pas une case à cocher.